Les communautés revendiquent des droits de propriété sur la terre et les ressources de leurs terroirs par application du droit coutumier. Dans le même temps, la législation nationale accorde à l’Etat un rôle central dans la gestion de la terre et des ressources. Cette situation, où la coutume s’oppose à la loi écrite sur une question fondamentale comme celle de la propriété, est une source de conflits. L’Etat attribue des droits à des acteurs extérieurs sur des terroirs terres et des ressources se trouvant sur les terroirs des communautés locales et autochtones. Ces communautés s’estiment lésées et parfois entretiennent des relations conflictuelles avec l’Etat et les compagnies. Il est question pour nous d’apporter aux communautés l’information juridique, afin qu’elles comprennent quels sont les fondements juridiques de l’action de l’Etat et de la présence de ces acteurs. Dans le même temps, nous les accompagnons dans leurs relations avec ces acteurs. Le but était d’améliorer le dialogue entre les communautés et les acteurs qui opèrent sur leurs terroirs, et d’améliorer le dialogue entre les communautés et l’Etat. Plus encore, nous travaillons avec les communautés pour les aider dans la mise en œuvre des droits qui leur sont reconnus par la législation nationale dans la gestion de leurs ressources, et cet accompagnement se fait par un renforcement de capacités, par un accompagnement technique, et par la recherche de partenaires pour travailler sur la valorisation de leurs ressources, à l’instar des PFNL. Enfin, nous collectons les griefs des populations pour appuyer le plaidoyer pour le changement des législations et des politiques qui sont contraires à leurs droits.